Fintech revolution Revue de press(é)e

Blockchain : l’essentiel pour (enfin) tout comprendre !

Rupture technologique, révolution des usages, blockchain par-ci, blockchain par-là… Elle n’a pas pu vous échapper : la blockchain tout le monde ne parle que de ça ! Alors pour faire votre intéressant dans la cours de récré, on vous a concocté un petit cours de rattrapage. 

Bonne nouvelle : notre article s’adapte à votre niveau de connaissance, quel qu’il soit. Bien vu, non ? Alors dîtes-nous tout, vous en êtes-où sur la blockchain ?

Niveau Moustique : Jamais entendu parlé ! 
► Rendez-vous sans attendre au préambule : scrollez de quelques pixels et vous y êtes !

Niveau MoucheJe sais que c’est important, mais… je ne comprends pas le concept !
direction le niveau un pour reprendre les bases.

Niveau CoqJ’ai capté le principe de base de la blockchain, mais… à quoi ça peut servir finalement ?
► direction le niveau deux pour entrevoir les applications concrètes.

Niveau Poulet fermier farci à la sauce financière : Concrètement, on en est où et ça s’organise comment ?
► direction le niveau trois pour tout savoir sur les avancées actuelles, dont les grands mouvements au sein des banques qui commencent à dégainer… pour mieux régner ?

Niveau Albatros hurleur (si si, on a regardé chez Futura-Science c’est bien le plus grand oiseau volant!) : Confiance, responsabilité, pouvoir, travail… Et le peuple dans tout ça, il en fait quoi de la blockchain ? 
► Pour envisager dans son ensemble le potentiel disruptif global de la blockchain, prenez votre envol vers le niveau quatre.

 

 

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Préambule : blockchain, la révolution annoncée comme plus marquante que l’invention d’internet !

Souvenez-vous du monde sans internet, il y a seulement 15 à 20 ans en arrière, et regardez-vous aujourd’hui.

Vous voilà en train de lire cet article chez vous, au bureau, peut-être dans le train ou en voiture, sur un téléphone que vous utilisez de moins en moins pour téléphoner. Vous passez de 1 à 10 heures par jour connectés, vous travaillez peut-être de chez vous, et comme tous les collaborateurs de Bulb in Town dans un métier ou dans une entreprise dont on ne pouvait même pas imaginer l’existence en 1995.
Auriez-vous dit, à l’époque, lorsque vous vous extasiez devant la rapidité d’exécution et la beauté sans précédent de Windows 95, que le monde entier serait à ce point inter-connecté 20 ans plus tard ?

Eh pourtant, tout ça, c’est de la préhistoire, c’est l’âge de pierre de la connectivité. Les voisins et les inconnus qu’on emmène en covoiturage ou qui nous conduisent aux aéroports à la place des taxis, à qui on loue notre maison quand on part ou à qui on achète pour nos enfants des tshirts et des vélos devenus trop petits pour les leurs : c’est bien gentil mais c’est de la rigolade à côté de ce qui nous attend vraiment ! Toutes ces prémices d’économie collaborative ont un point commun : le tiers de confiance. Problème : il est en voie de disparition avec la blockchain ! 

Le tiers de confiance, une espèce en voie de disparition

Pour débarquer et s’installer sur un nouveau marché avec une technologie disruptive, l’innovateur se positionne comme un tiers de confiance pour un ou plusieurs acteurs de sa chaîne de valeur (acheteur, vendeur, partenaire…) en apportant à la fois une garantie (« je vais bien être payé par cet acheteur grâce à la bonne réputation qu’il a sur l’appli ou grâce à la garantie de la plateforme« ) et une innovation :
– soit un usage nouveau
– soit un moyen de gagner du temps ou de l’argent en améliorant un usage existant (par exemple en supprimant des intermédiaires).

Aujourd’hui, toute l’économie collaborative repose donc sur des plateformes ou applications qui font office de tiers de confiance pour faciliter leur adoption de masse. Mais s’il existait un système sans intermédiaire, libre, en dehors de toute plateforme, qui nous garantirait à 100% que l’acheteur va bien me payer ? Le tiers de confiance n’aurait plus de raison d’être. Et ce système, il existe depuis l’invention du Bitcoin, cette monnaie virtuelle très en vogue depuis 2008 : c’est la blockchain !

En général, c’est là que ça coince…  Alors on va commencer par le commencement. 

Comprendre la blockchain - bulb in town crowdfunding

Comprendre la blockchain – Crédit photo : Thomas Trutschel, 2013 Photothek

 

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Des blocs et des chaînes, le B-A-BA de la blockchain

Pour sortir du brouillard, le blog de l’économie collaborative we-lab nous a mâché le travail. On nous explique notamment que ce fameux « registre » qui compose la base du système blockchain provient du besoin absolu d’éviter toute fraude d’émission ou d’utilisation des Bitcoins :

« Un registre retrace toutes les transactions, envoyé à plusieurs utilisateurs que l’on appelle des mineurs, pour le rendre infalsifiable. Chaque mineur possède donc une copie du registre mise à jour régulièrement. Et c’est l’ensemble des mineurs qui vont valider ou non chaque transaction, en vérifiant dans sa copie du registre l’historique des Bitcoins sur le point d’être échangé pour confirmer ou non leur validité.

Car ce réseau décentralisé qui n’appartient à personne est « stocké » sur près de 6.000 serveurs, des ordinateurs très puissants gérés par les « mineurs ». Leur rôle : valider et crypter les transactions. En échange, ils perçoivent des bitcoins pour chaque transaction traitée.
► « Blockchain, sortons du brouillard » : lire l’article complet sur we-lab

Au passage, notre amie Céline B, créatrice et rédactrice de l’excellent we-lab, prend soin de nous expliquer ce qu’est un bloc dans le cadre de cette crypto-monnaie.
Allez, on vous le dit : c’est tout simplement 10 minutes de transactions Bitcoins. On comprend alors tout naturellement ce qu’est la blockchain : 

Apparue avec la monnaie virtuelle Bitcoins, la blockchain est un ensemble de blocs qui s’enchaînent pour retracer tout l’historique de toutes les transactions entre tous les acteurs du Bitcoin, seconde après seconde…

 

Le magazine Challenges résume à merveille le fonctionnement de la blockchain :

« Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc.. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.
Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

► « Pourquoi la révolution Blockchain est en marche » : lire l’article complet sur Challenges

Vous préférez regarder/écouter plutôt que lire ?

Cette vidéo explique l’origine et les grands principes de la blockchain.

Ok, on a donc une chaîne de blocs censée nous protéger si on achète ou si on vend quelque chose avec des Bitcoins… Mais, euh, en quoi ça va révolutionner nos vies ?!
Eléments de réponses ci-dessous : encore 60 secondes de lecture et vous aurez compris l’essentiel !

 

 « Internet a permis de décentraliser le travail, la blockchain permet de décentraliser la transaction en général »

 

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La blockchain de demain : quelques domaines d’applications concrets

Passons aux cas pratiques !

S’il ne faut retenir qu’une chose de cette technologie, c’est ça : grâce à sa construction ouverte et infalsifiable, la blockchain peut simplifier tout type de transactions.
Et des transactions, on en réalise tous les jours et de toutes sortes. De quoi multiplier les idées d’applications, qui commencent d’ailleurs à pulluler sur le net et dans le cerveau de ceux qui cogitent vite ! On vous en a sélectionné quelques-unes pour vous faire gagner du temps :

Si vous voulez survoler rapidement différentes applications envisageables avec la technologie blockchain, rendez-vous chez Maddyness. Dans leur article « 10 applications pour mieux comprendre les caractéristiques de la Blockchain », on peut s’apercevoir que les utilisations possibles de ce système sont multiples et variées. De la signature des documents ou contrats (pour remplacer les notaires notamment) à la lutte contre la contrefaçon, de la propriété intellectuelle à la certification de traçabilité, tous les secteurs de notre quotidien sont concernés.

A noter : si vous êtes en mode « recherche de nouveaux business models« , direction cette page pour découvrir 6 secteurs que la blockchain pourrait modifier en profondeur.

► Pour prendre le temps d’analyser en détail le fonctionnement d’une application blockchain, on ne peut que vous conseiller de vous pencher sur le cas de La Zooz, ou comment la blockchain va ubériser uber : « La Zooz, une Dapp pour le co-voiturage » est à lire sur Blogchain Café, mais on vous prévient : c’est passionnant !

Et parce que chez Bulb in Town on est généreux, voici un autre exemple concret et détaillé : et si la blockchain était LA solution contre l’abstention, grâce à la sécurisation du vote en ligne ? « Demain, un autre vote est possible », à lire sur Medium.

► Les plateformes de financement participatif sont elles aussi concernées par cette révolution, puisqu’elles agissent comme tiers de confiance. On y reviendra dans un article spécifique, mais selon nous les premières solutions reposant sur la blockchain viendront probablement sur les offres de prêts aux entreprises (crowdlending), car c’est le contrat le plus automatisable.

La révolution blockchain expliquée par Bulb in Town crowdfunding

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Il n’y aura pas une mais plusieurs blockchains

Concrètement, on en est où et ça s’organise comment ?
Depuis 2014 et surtout 2015, les lignes commencent à bouger. On estime à 480 millions de dollars les investissements réalisés dans le secteur. Cette somme qui peut vous paraître beaucoup est en fait une goutte d’eau dans la planète finance. Mais si on dit qu’il s’agit de la même somme que celle investie dans le réseau web en 1995… Vous voyez ou on veut en venir ? 

Vous l’aurez compris, la blockchain est une technologie, pas une fin en soit. Et comme toutes les technos, certains veulent se l’approprier pour mieux la maîtriser. Comme internet lorsque l’on craignait qu’il ne devienne 100% payant, accaparé par de grands groupes technologiques. Car pour certains acteurs au premier rang desquels les banques, assurances ou notaires, la blockchain ne représente rien d’autres que leur mise à mort si elles ne s’y adaptent pas.

« Si on peut directement s’échanger de l’argent ou des titres entre particulier ou investisseurs, si l’on n’a plus besoin d’intermédiaire pour échanger sur les marchés, si le cadastre et les opérations de vente d’une maison peuvent se faire en toute confiance, au revoir les amis, et merci pour ce moment !

Une techno qui fait peur aux acteurs de la finance… qu’il vaut mieux maîtriser en premier !

La transparence complète « qui détient quoi, quelles parts appartiennent à qui… » est pour beaucoup un rêve éveillé, pour en finir avec les Panama Papers et autres cachotteries fiscales à l’échelle du monde, mais pour les banques même les plus clean cette transparence totale a de quoi inquiéter les institutions, qui depuis des décennies font du secret bancaire un argument commercial !

La BNP elle-même a estimé l’enjeu suffisamment grave pour lâcher cette bombe : la technologie du bitcoin aurait le potentiel de rendre les organismes financiers actuels tout simplement inutiles. A lire (en Anglais) dans le magazine interne de la BNP.

Alors pour ne pas finir aux oubliettes, ubérisées par la blockchain, les banques et les professions les plus exposées s’organisent, étudient la technologie et ce qu’elle peut leur apporter. Les expériences débutent et se multiplient : ambitions de Goldman Sachs sur la blockchain, qui veut être à la finance 2.0 ce que Google et Amazon sont à internet, création d’un registre des actionnaires basé sur la blockchain, substitut aux paiements par carte de crédit sur internet ou aux virements interbancaires, plateforme d’échange de titres d’entreprises non cotés, registre de propriété d’actions… et on ne vous parle là que des applications financières !

Si vous avez 30 minutes devant vous, regardez la table-ronde « La finance et les banques ubérisées par la blockchain ? ». Le point d’interrogation a son importance, car vous verrez que tous les intervenants ne voient pas l’arrivée de cette technologie de la même façon !

Entre inquiétude et bouleversements imprévisibles, la blockchain fait son chemin.
Dans cet excellent article que l’on vous partageait il y a quelques semaines, le magazine Challenges résume à merveille ces enjeux pour le monde de la finance et soulève une question de poids. Cette technologie ouverte est utilisable par tous : à la manière de Linux, n’importe qui peut donc s’approprier le concept, modifier quelques éléments et se créer sa propre blockchain, fermée ou ouverte.

« Il existe aujourd’hui plus de 6.000 blockchains et des dizaines de cryptomonnaies semblables au bitcoin. La plupart ont une activité réduite, mais Goldman Sachs et Citi ont lancé leurs propres blockchains privées. « Celui qui réussira à massifier le plus rapidement son système de confiance pourra l’ouvrir aux autres, explique Nicolas Chatillon, directeur du développement du Groupe BPCE. En atteignant une taille critique au niveau mondial, ils peuvent imposer leur norme, à la façon de PayPal ».

► « Blockchain, cette révolution qui secoue le monde de la finance » : lire l’article complet sur Challenges

La course à celui qui maîtrisera la technologie pour imposer sa norme est donc officiellement lancée !

 

 

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Et après-demain ? Philosophons sur l’avenir !

Des défis sociaux et légaux…

Finalement, la technologie est donc déjà bien maîtrisée par les grands acteurs bancaires et une multitude d’autres domaines. Dans beaucoup de cas, la mise en place concrète ne sera donc pas retardée par des facteurs technologiques mais par des problématiques sociales et légales. Au même titre que les investisseurs n’ont pas forcément envie de dévoiler dans quelles sociétés ils ont pris des parts et combien, le grand public n’a peut-être pas envie que n’importe qui puisse avoir accès à des informations personnelles : quels trajets j’ai effectué en covoiturage le mois dernier, quels achats ou quels documents j’ai téléchargés sur internet, combien j’ai payé ma maison…

De vrais défis sociaux et légaux qui promettent de longs débats passionnés ! En attendant, rien n’empêche (d’essayer) d’imaginer les changements comportementaux induits par la blockchain, au delà de quelques applications pratico-pratiques.

…qui n’empêchent pas d’imaginer la suite !

Et si la Blockchain devait devenir la base de nos interactions ? C’est la question posée par Maddyness, qui évalue les potentiels facteurs de changement de la technologie dans nos aspects les plus sociaux : relation aux autres, organisation du travail, confiance et responsabilités…
Une belle ouverture à lire ici
, que vous pouvez compléter par cette vidéo prospective sur une future organisation du travail. Selon Philippe Honigman, les entreprises pourraient disparaître.

« Les organisations collaboratives décentralisées (DCO), reposant sur des blockchains, pourraient les remplacer. Une DCO peut être définie comme une « association libre d’individus au sein de communautés ouvertes, poursuivant un même objectif et fonctionnant selon des règles définies collectivement ».

 

Bulb ampoule - éclaircissement sur la blockchain

Notre article vous a-t-il éclairé ?

Comprenez-vous un peu mieux ce qu’est la blockchain et en quoi son potentiel de disruption est massif ? Ça nous ferait très plaisir si vous preniez 15 secondes pour nous le dire en commentaire.

 

Si vous n’avez pas 15 secondes devant vous, cochez juste l’une de ces cases.

Comprenez-vous (un peu) mieux la blockchain et son potentiel ?

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