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Entrepreneurs et artisans : statut contraire ou complémentaire ?

Bulb in Town, plateforme de financement participatif, accompagne chaque jour des entrepreneurs et artisans à lancer leur activité ou à la développer. Mais quelle est la différence entre ces deux statuts bien connus de tous ? N’est-il pas plus pertinent de conjuguer les qualités d’entrepreneurs et d’artisans plutôt que de les opposer ? Focus.

Entrepreneurs et artisans : une distinction pertinente ?

Entrepreneurs et artisans : quelle différence juridique ?

En 1979, Colonna écrivait dans La vie des Métiers « Quel artisanat pour demain ? L’artisan restera-t-il dans ce pays ce qu’il a été jusqu’ici, un homme de métier qui s’est mis à son compte pour l’exercer et pour en vivre convenablement sans devenir un véritable chef d’entreprise ? ».

Ces quelques phrases, bien que datant de plusieurs décennies, soulignaient déjà à l’époque la tension entre les deux statuts : entrepreneurs et artisans. Avant d’aller plus loin, rapprochons-nous des textes de loi.

D’après le décret du 1er mars 1962, est désigné comme artisan une personne qui vend essentiellement des produits (ou des services) issus de son travail et dont l’entreprise ne compte pas plus de dix salariés. En d’autres termes, un artisan est quelqu’un qui vend son savoir-faire et qui est assimilé à son activité : un acte de commerce est réalisé mais ne constitue pas sa première activité. Il n’est ainsi pas rare que le départ à la retraite d’un artisan entraîne la perte d’une partie de la clientèle, le service ou le produit n’étant désormais plus le même. Un exemple ? Le boulanger du coin de la rue que vous affectionniez tant mais chez qui vous n’allez plus car désormais « le pain est moins bon ».

D’après l’article L121-1 du Code de Commerce, le commerçant est celui qui exerce des actes de commerce et en fait sa profession habituelle. L’entrepreneur, au sens de commerçant, est donc défini comme celui qui pense le système (modèle économique) puis installe et pilote les processus qui assurent la mise en œuvre de ce modèle économique. L’acte de commerce constitue son activité principale.

Entrepreneurs et artisans : un état d’esprit différent ?  

Au vu des définitions précédemment énoncées, devons-nous toujours considérer qu’un artisan ne peut pas également être un gestionnaire ? Colonna, dans La vie des Métiers poursuivait sa phrase ainsi : « Certes, il n’est pas exclu qu’on puisse être à la fois, un professionnel émérite et un très bon gestionnaire. Dans ce cas il est bien rare, l’occasion étant fournie, qu’à moins d’une forte vocation pour le métier, on ne cherche pas à donner à l’affaire d’autres dimensions qu’artisanales ». Cette vision, qui opposerait l’artisan qui travaille seulement par passion et pour s’épanouir à l’entrepreneur qui travaille afin de dégager des profits, est réductrice. La différence fondamentale entre les deux statuts ne tient en effet pas à ce qu’ils recherchent, mais à la méthode employée pour l’atteindre. Expliquons-nous.

L’artisan va développer des compétences pour améliorer son chiffre d’affaires alors que l’entrepreneur va chercher des effets de levier par l’industrialisation de ses processus : construction de partenariats, délégation de tâches à moindre valeur ajoutée, optimisation des ressources contraintes… Ainsi l’un va se soucier d’améliorer son geste technique quand l’autre va cibler ses efforts sur la valeur ajoutée. Si l’on devait résumer, l’artisan se focalise sur son métier quand l’autre se focalise sur son système.

Et la taille de l’entreprise alors ? N’est-ce pas le principal facteur différenciant ? Difficile de répondre à cette question, alors appuyons nous sur un exemple. Nombre d’entrepreneurs commencent leur aventures seuls mais ne se considèrent pour autant jamais comme artisan : c’est le cas de l’ensemble des « startupers ». A contrario, certains artisans embauchent énormément de salariés en raison de la croissance de leur activité sans jamais se qualifier de chef d’entreprise. La loi, consciente de cela, a d’ailleurs prévu qu’en cas d’emploi de plus de 10 salariés, l’immatriculation soit maintenue aux personnes ayant la Qualité d’artisan, d’Artisan d’Art ou de Maitre Artisan.

L’avenir de l’artisanat passe-t-il par l’activité entrepreneuriale ?

Fabien Nahum, fondateur et brasseur de la Société Parisienne de Bière, clôturera sa levée de fonds début mai 2017. La Société Parisienne de Bière c’est l’histoire de Fabien, un avocat au barreau de Paris ayant quitté sa profession il y a 3 ans pour se consacrer à l’art brassicole. Après plus d’un an d’expérimentations, de rencontres et de lectures, sa première création voit le jour : la   » Batignolle Pale Ale « .

Voilà maintenant plus de deux ans que Fabien brasse la bière Batignolle dans les cuves de brasseries partenaires.Face au succès de son travail, ce brasseur nomade souhaite désormais acquérir son propre outil de production afin de pouvoir mieux répondre à la demande grandissante : sa première bière, la Batignolle, est déjà commercialisée dans plus de 50 établissements parisiens et référencée dans 104 Monoprix d’Ile de France. Malgré ce souhait de se développer, Fabien continue et continuera à se définir comme un artisan et non comme un entrepreneur.

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