Analyses

Pourquoi investir dans l’économie réelle ?

Pourquoi investir dans l’économie réelle ? Cette question a priori rhétorique mérite d’être posée. En effet, en 2012, seules 5% des transactions financières à travers le globe correspondaient à des biens et services réels. Le sujet étant très polémique au sein même des cercles économiques (cf cette réflexion sur la subjectivité du poids de la finance dans l’économie), nous nous intéresserons ici surtout au rôle que peuvent avoir les particuliers dans le développement de l’économie réelle.

Soucieux de redonner du sens à leur épargne, de plus en plus de particuliers choisissent d’investir dans l’économie réelle. Une démarche durable, responsable et éthique. Mais pourquoi est-ce si important de soutenir l’économie de votre région ?

 

investir dans l'économie réelle

Pourquoi investir dans l’économie réelle ?

Pourquoi investir dans l’économie réelle

Selon l’institut de sondage OpinionWay, 46% des Français ne seraient pas capables de définir la notion d’économie réelle. En revanche, elle parle davantage aux investisseurs individuels : 48 % d’entre eux la définissent avant tout comme la production de biens et de services. Une fois la notion expliquée, c’est principalement l’angle de la consommation (d’après 29 % d’entre eux), et non pas celui de l’entreprise (d’après 20 % d’entre eux), qui est perçu par les Français comme le meilleur moyen de soutenir l’économie.

L’expression économie réelle désigne bien la sphère de l’activité économique uniquement concernée par la production de biens et services par opposition à la sphère financière qui englobe l’ensemble des échanges de titres aujourd’hui dématérialisés sur les marchés (marché monétaire, marché obligataire, bourse des valeurs). Dans l’économie réelle, l’argent est transformé en quelque chose d’autre que de l’argent (des marchandises, des services et des salaires), là où, dans l’économie financière, il reste sous forme d’argent.

Dans l’économie réelle, l’argent est transformé en quelque chose d’autre que de l’argent tels que des marchandises, des services, des salaires…

Dans une acception étroite, l’économie réelle ne concerne donc que les échanges marchands (un bien contre de la monnaie, depuis la disparition du troc). Les moyens servant au financement de l’économie, qu’il s’agisse du crédit, des actions ou des obligations, relèveraient ainsi de la sphère financière. Une acception plus large de l’économie réelle cantonne la sphère financière à la spéculation et aux pratiques financières qui ne visent pas directement le financement d’une activité économique. Exemple : les produits dérivés, des contrats fondés sur un « actif sous-jacent » qui est lui-même souvent financier.

Pour les entreprises, investir dans l’économie réelle n’est plus d’actualité

D’après l’excellente vidéo « Financiarisation de l’économie : cash misère«  proposée par – excusez-moi l’expression – Datagueule, entre 2003 et 2012, parmi les 500 plus grandes entreprises cotées sur les bourses américaines, 449 d’entre elles ont dépensé 54% de leurs revenus en rachats de leurs propres actions. Ajoutez 37% versés en dividendes, il restait 9% à réinvestir dans l’activité économique. D’après une étude de l’OCDE, les entreprises qui distribuent massivement des dividendes et rachètent leurs propres actions ont des performances boursières 50% supérieures à celles qui, au contraire, choisissent d’investir dans leur développement. Mais ces performances de courts termes reflètent-elles réellement la santé de l’entreprise ?

Depuis quelques années des entreprises choisissent de sortir des marchés, comme le géant DELL en 2013, ou les belges Spadel, CMB et Pairi Daiza en 2015. A chaque fois la raison est la même : la pression des actionnaires empêcherait tout projet de long terme. Or sans projet de développement, l’entreprise ne peut être pérenne sur le long terme.

Aujourd’hui, certaines entreprises tirent le signal d’alarme et avancent qu’il est possible de faire autrement et de mettre d’autres formes de rentabilité dans la balance comme le bénéfice social ou environnemental d’un investissement par exemple.

Certaines entreprises tirent le signal d’alarme : d’autres formes de rentabilité doivent être prises en compte comme le bénéfice social ou environnemental.

Les particuliers ont les moyens d’investir dans l’économie réelle

Même en ces temps de croissance faible, les Français sont les champions de l’épargne. Selon l’INSEE, le taux d’épargne des Français affichait encore près de 15 % des revenus disponibles à la fin du 3ème semestre 2016. Par ailleurs à la fin de l’année 2016, 2/3 du patrimoine total des Français était alloué à l’immobilier et aux livrets réglementés.

Mais la baisse continue des rendements des placements sans risque (livrets et fonds euros) et les fortes fluctuations des marchés boursiers ces dernières années ont créé un climat d’incertitude pour les investisseurs particuliers. Dans le même temps, la pression fiscale s’alourdissant, les investisseurs particuliers doivent rechercher des placements dont les rendements ou les avantages fiscaux permettraient de compenser cette hausse des impôts.

Ainsi l’épargne semble subir une double peine :  il supporte des impôts élevés et ses placements sont très faiblement rémunérés.

Investir dans l’économie réelle via les TPE, PME et Coopératives : une bonne alternative ?

L’écosystème des PME constitue un marché à fort potentiel distribuant depuis de nombreuses années de bons rendements. Toutefois, il est longtemps demeuré un marché de niche réservé aux seuls investisseurs institutionnels. Mais les fonds d’investissement spécialisés, les plateformes de crowdfunding ou le lancement du PEA-PME ont rendu le marché des TPE, PME et Coopératives plus accessible et plus attractif aux particuliers. Investir dans l’économie réelle est donc devenu plus facile pour les particuliers. Avant de vous lancer, point sur les avantages que représente l’investissement dans l’économie réelle.

Réduction fiscale et rendement attractifs

Investir dans l’économie réelle peut ouvrir droit à une réduction fiscale à hauteur de 18% si vous êtes éligible à l’IR ou à hauteur de 50% si vous êtes éligible à l’ISF. A noter cependant que cette réduction fiscale n’est pas automatique : le projet doit en effet remplir certaines conditions telles qu’avoir son siège social en France et compter moins de 7 ans d’existence. Par ailleurs, la taille d’une PME est aussi un atout en termes de flexibilité et de réactivité. Ainsi ce type d’entreprise est plus à même de rebondir efficacement face aux changements et tendances du marché dans lequel elle est implantée. Les rendements peuvent donc être très intéressants. Pour en savoir plus, consulter notre article Comment investir dans l’économie réelle ?

Donner du sens à son épargne

Pourquoi investir dans l’économie réelle ? Pour financer un projet porteur de sens et contribuer au développement de son territoire. En effet, il s’agit avant tout d’investir dans l’humain : des créations d’emplois sont bien souvent à la clé. Et qui dit développement de son territoire, dit retombées bénéfiques immédiates pour ses habitants. A titre d’exemple les 152 investisseurs de la Biscuiterie Jeannette ont permis à l’entreprise, placée en liquidation judiciaire, de renaître et ainsi sauvegarder 18 emplois. Aujourd’hui, 25 salariés travaillent pour l’entreprise.

La nouvelle campagne en cours de collecte sur Bulb in Town, la Fromagerie du Pays Mothais permettra également au total à termes la création d’une quinzaine d’emplois. Lire à ce sujet notre dernier article sur Pourquoi investir dans une Coopérative.

Etre acteur du changement

Investir dans l’économie réelle pour s’investir humainement. Chez Bulb in Town, les porteurs de projet recherchent des financements mais sont également intéressés pour avoir des retours sur les produits et services qu’ils développent. Ce fut notamment le cas de la Biscuiterie Jeannette qui a mené une étude de marché sur ses 150 investisseurs pour recueillir des commentaires honnêtes et constructifs sur la nouvelle gamme de madeleines. Les investisseurs ont l’opportunité d’échanger avec les dirigeants et de mieux comprendre la stratégie de l’entreprise. La démarche garantit ainsi une vraie transparence. 

Investir dans l’économie réelle est abordable

Il est possible de devenir actionnaire d’une entreprise ou coopérateur d’une coopérative pour un ticket minimum très abordable. Pour le projet de la Fromagerie du Pays Mothais, le ticket minimum est à 200 €.

Vous êtes intéressé pour investir dans l’économie réelle ? Les 12 éleveurs, fromagers et sympathisants de la Fromagerie du Pays Mothais clôtureront leur levée de fonds fin mars 2017. Vous pouvez encore participer à leur projet sur Bulb in Town ici. Ce projet est né de la volonté de valoriser la production locale de lait et ce, de manière indépendante.

Investir dans cette coopérative permettra de créer une quinzaine d’emplois et assurer un débouché pour une quinzaine de producteurs à termes. Parmi les fromages fabriqués, la Coopérative permettra la sauvegarde d’un fromage centenaire qui autrement serait amené à disparaître. 

 J’investis dans l’économie réelle 


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