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[Décryptage] Rencontre avec Jay Lee, CEO de Smallknot

Pourquoi aller à la rencontre de Smallknot ?

Lorsque l’idée de Tudigo a germé, il fallait bien entendu regarder ce qui se faisait en la matière. Comme on fait toujours quand on ne trouve pas de concurrents directs dans son pays, on regarde bien du côté de nos amis américains. C’est ainsi que j’ai découvert Lucky Ant et Smallknot. Si Lucky Ant avait un modèle particulier et d’apparence moins scalable car présentant un projet à la fois par semaine, Smallknot était en de très nombreux points notre alter ego américain. 

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 Bonne nouvelle, ils venaient de sortir du super accélérateur phare Techstars promo NYC de juin 2012.

Bonne nouvelle pour deux raisons :

  1. cette sélection à Techstars montrait l’intérêt de professionnels du web US reconnus et d’investisseurs pour l’approche ainsi que sa différentiation par rapport aux géants du crowdfunding Kickstarter et Indiegogo.
  2. sorti 3 mois avant seulement, nous avions une bonne avance pour une startup à vocation européenne dans un premier temps.

De passage à New York la semaine dernière, j’ai donc décidé d’aller à la rencontre de mon « alter ego » américain, Jay Lee, co-fondateur de Smallknot.

Premier point commun avec Tudigo Jay Lee choisit comme lieu de rendez-vous l’un des commerces aidé par sa plateforme de financement participatif.

Nous nous rencontrons donc chez One Girl Cookies, super café dont la spécialité est…les cookies mais aussi les cupcakes.

Décidemment, si ces américains ont un point fort, c’est la présentation des produits : on a envie de tout goûter et de se prendre ces 2400 calories.

One Girl Cookies a été sauvé par les habitants de Brooklin suite aux ravages de la tempête Sandy de décembre 2012. Grâce au crowdfunding de quartier, l’endroit est comme neuf.

La rencontre

Jay Lee est avenant quoique perplexe. Si l’Europe n’est pas à l’ordre du jour, il est très curieux sur le fonctionnement chez nous du participatif appliqué aux projets de quartier. Il pose donc de nombreuses questions et à ma grande surprise, nous réalisons que les facilités et difficultés que rencontre un porteur de projet sont les mêmes aux USA qu’en France. Quand je vois ce qu’on donne ici juste en tip (pourboire) on a tendance à penser que l’argent tombe du ciel sur une campagne de crowdfunding US. C’est faux.

Le porteur de projet moteur d’une campagne de financement participatif en France comme aux USA

Comme ici l’implication du porteur de projet est primordiale. On distingue deux types de campagnes : celles où le porteur de projet mobilise dès les premiers jours 10-20% de l’objectif et qui se concluent par un succès et celles qui restent tout le long à moins de 5% de l’objectif de collecte.

Un point souligné à chaque porteur de projet : le crowdfunding ce n’est pas de la magie. Il fonctionne sur le principe de la participation de la communauté et une communauté qui participe se doit d’être animée.

L’accompagnement aux porteurs de projet est essentiel

Population n’ayant ni l’habitude de demander des financements ou de communiquer sur Internet, les petits commerces, restaurateurs, bars, artisans, ont besoin de l’accompagnement de spécialistes pour designer leur campagne, définir des contreparties attractives puis savoir quelles actions effectuer semaine après semaine pendant la campagne.

La solidarité due à la proximité est un facteur fort de contribution

Logique pour un financement de projets à impact local mais ce sont bien les habitants de Brooklyn qui ont financé la reconstruction de One Girl Cookies ravagé par Sandy il y a quelques mois.

Différence majeure avec un des projets « cool » de Kickstarter, ici la contrepartie fait sens lorsqu’on habite dans le coin. Faire abstraction de la contrepartie, c’est être dans de la pure solidarité auxquelles seules peuvent prétendre des associations à but non lucratif. Et là encore ici comme ailleurs, les contributeurs connaissent quelqu’un d’impliqué dans l’organisation solidaire.

De l’importance de la sélection

Depuis son lancement, Smallknot a reçu des centaines de propositions de projets. Malheureusement, seuls 10% d’entre eux étaient de qualité suffisante pour prétendre au financement participatif.

L’effet bouche à oreille fait son effet : Jay Lee constate que pour une campagne effectuée sur Smallknot avec succès, 8 projets sont soumis à la sélection de l’équipe.

Un sélection néanmoins à faire afin d’éviter de mauvaises surprises aux contributeurs.


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